Boussole

Entre deux solutions, opte toujours pour la plus généreuse

« Entre deux solutions, opte toujours pour la plus généreuse » [Jiddu KRISHNAMURTI]

Belle citation pour ce début de semaine.

Je l’appliquerais par exemple au choix du nucléaire. Deux solutions possibles. Garder le nucléaire comme énergie ou s’en défaire. Laquelle des deux solutions est la plus généreuse ? Garder le nucléaire est juste basé sur une question financière à court terme. Il est vrai qu’à court terme, le nucléaire est la solution pour ne pas trop dépenser. À court terme encore, c’est aussi une véritable réussite pour ce qui est des émissions de gaz à effet de serre.

Mais tout cela est à court terme. Si on se place dans une échelle temporelle plus normale et moins étriquée, ces deux arguments ne tiennent plus.

Un autre argument qui ne tient plus est la sécurité de ce moyen de production d’énergie.

La solution donc d’arrêter le nucléaire comme énergie est donc la solution la plus généreuse. C’est la plus généreuse parce qu’elle nous fait faire des efforts pour nos générations futures. Elle est plus généreuse parce que nous ne nous arrêtons pas à notre simple envie égoïste de continuer dans notre attitude actuelle de déni. Enfin elle est généreuse parce que nous pouvons avec les énergies alternatives et renouvelables faire progresser la filière. Cette progression fera baisser les prix des appareils de productions et permettra de les rendre accessibles au plus grand nombre et je pense là aux pays sous-développés. Mais voilà peut-être que cette dernière vue est problématique pour les lobbys énergétiques qui voient d’un très mauvais oeil la possibilité d’être indépendant énergiquement.

Cette belle citation, pour revenir à l’objet de ce post, est applicable à bien des choses. Pensez-y. Et si jamais ça vous était difficile, dites-vous par pur égoïsme que vous aimeriez bien que quelqu’un pense à vous pour les années qu’il vous reste à vivre. À chaque fois que quelqu’un fait ce type de choix pour les autres, par simple générosité, cela vous sert d’une manière ou d’une autre. Choisissez « généreusement » pour que cela vous revienne. Sinon vous cassez la chaîne. Et une fois cette dynamique asséchée, vous serrez touché à votre tour.

Belle semaine !

Hubert CAMPAN

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Prolonger la vie des centrales nucléaires, énorme bêtise !

20120213BLOPOS Prolonger la vie des centrales nucléaires, énorme bêtise —Blog — Hubert CAMPAN

Notre actuel président de la République, Monsieur Nicolas SARKOZY, fait à mon avis, une énorme bourde (pour rester poli) en décidant de rallonger la durée de vie des centrales nucléaires Françaises. Le problème de cette erreur est qu’elle engage les générations futures pour des centaines d’années. J’aimerai bien savoir ce que penseront nos descendants de ces dirigeants pros nucléaires.

J’appuie mon raisonnement sur une évidence : l’homme est faillible.

Or, tout ce qui est fait en ce moment à propos du nucléaire ne semble pas en tenir compte. Les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima ne semblent pas avoir porté leurs fruits.

Nous considérons que rien ne peut nous arriver, parce que nous sommes les meilleurs ! Cela me fait penser à ce travers humain qui ne conçoit les choses que lorsqu’elles sont proches. Le Japon est bien loin. Comme toujours, c’est le « ça n’arrive qu’aux autres » qui prime. Fascinant.

Mais on peut aussi se consoler (si c’était possible) en voyant que notre président n’est pas le seul à vouloir faire des bêtises. Les États-Unis, dans leur course effrénée à toujours plus de consommation ont autorisé jeudi dernier pour la première fois depuis 1978 la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

Nous aurons donc dans quelques années d’autres catastrophes nucléaires, une fois que toutes les retombées de Fukushima se seront tues. L’homme baissera une nouvelle fois sa garde et de nouveau se plantera son propre sabre dans le pied. Des régions entières de la planète seront contaminées pour des centaines d’années. Tout cela pour quoi ? La sacro-sainte croissance résultat de la consommation à marche forcée.

Les lobbys, pourvoyeur de peurs.

Les lobbys en général s’incrustent partout où le profit peut exister. Ces hommes et femmes construisent des réseaux qui vont instiller une idée dans l’esprit des gens. L’idée est à chaque fois basée sur la peur du manque. « Si vous ne faites pas ceci, vous perdrez cela ». « Si vous n’avantagez pas le nucléaire, vous perdrez des emplois ». Cela fonctionne parce que le politique a peur de ses électeurs et les électeurs fuient leurs responsabilités en espérant que le politique va tout régler.

À mon sens les lobbyistes sont des autistes. Ils n’ont pas idée de la place qui est faite à l’homme dans la lignée du vivant. Plutôt que d’en être content et d’en profiter, ils s’arrangent pour souiller leur milieu vital. En prenant un peu de recul, on s’aperçoit que ce comportement est petit et bien triste. Et dire qu’ils se croient intelligents. Ils sont certainement très bons dans leur capacité à réseauter et influencer, mais après ?

Blocage de l’innovation

De plus cette bêtise monumentale de prolongement de la vie des centrales, va nous conforter dans notre cocon toxique. L’être humain est capable de beaucoup, mais souvent le réalise quand il est au pied du mur. Repousser l’échéance ne fait que rajouter des risques inutiles à une blague qui a déjà suffisamment duré.

La blague du nucléaire.

  • Pas d’émission de gaz à effet de serre. Faux si l’on prend en compte l’ensemble du cycle de vie de la filière.
  • Une énergie peu onéreuse. Idem que pour le point précédent.
  • Une indépendance énergétique face au pétrole. Encore faux. C’est vrai aujourd’hui à condition que l’on ne prenne pas en compte le fait que nous allions chercher notre uranium chez les autres. Mais à long terme c’est faux du fait de la raréfaction du minerai.
  • Pas de risque. Faux. Les différents accidents nucléaires sont là pour le montrer.

Sur ce dernier point (à mon sens le plus important) certains diront que le risque zéro n’existe pas, et que même une centrale à charbon est nocive ou peut exploser et qu’un barrage hydraulique peut céder. Certes, mais les dégâts sont géographiquement limités et n’engagent pas l’avenir pour des centaines d’années.

Pour continuer dans la (mauvaise) blague et à propos de Monsieur le Ministre BESSON qui vient de terminer son rapport « Énergies 2050 », voici ce que je peux dire : Le mécanisme de peur encore et toujours. L’idée est de toujours mettre en avant le surcoût des énergies renouvelables par rapport au nucléaire. Mais voilà; d’une le vrai coût du nucléaire n’est pas encore connu du fait que nous n’ayons pas encore démantelé de centrale. À ce propos je soupçonne d’ailleurs les décideurs de repousser l’arrêt des centrales vieillissantes pour exactement ce problème. Le jour où nous aurons le chiffre exact du démantèlement d’une centrale, alors plus aucun politique n’osera faire cette comparaison de prix. Parenthèse fermée. Et de deux, si le coût est effectivement aussi élevé pour les énergies renouvelables, eh bien nous apprendrons à nous en satisfaire. Ce sera peut-être dur. Et alors, nous en avons vu d’autres non ? Le gaspillage a assez duré.

La solution : Nous décidons

Un espoir cependant. N’oublions jamais que nous avons les politiques que nous méritons. Votons donc. Votons lors des élections, quelles qu’elles soient. Mais et surtout, votons avec notre porte-monnaie. Nous avons un pouvoir extraordinaire de choix. Ne laissons pas les petits renoncements du quotidien gâcher l’avenir de nos enfants. Achetons intelligent. Achetons énergies renouvelables.

L’équilibre est source de vie. Essayons d’être équilibrés dans nos comportements, mesurés dans nos consommations et beaucoup de problèmes seront résolus.

Arrivée à Oraison (04) Photo: Rémi MASSÉ

La motivation durable

20101005BLOPOS_FR La motivation durable — blog — Hubert CAMPAN

La motivation est quelque chose que nous connaissons tous. Elle fluctue en fonction de nos envies, de notre état d’esprit du moment et parfois de la météo.

La motivation pour démarrer une action, est toujours plus forte que celle pour la continuer. Démarrer c’est partir à l’aventure, c’est commencer avec plein d’énergie, c’est obtenir le succès immédiat de commencer quelque chose. C’est aussi frétiller à l’idée qu’à la fin de l’aventure nous serons récompensés de notre effort.

Mais garder sa motivation est chose très difficile. Elle est difficile, car c’est une construction mentale neutre. Elle n’est plus touchée par l’excitation du départ, et pas encore par celle de l’arrivée.

Voulant savoir ce qui permet de maintenir une motivation pour aller jusqu’au bout de quelque chose, j’ai payé de ma personne. Je voulais ressentir ce que cela faisait de se retrouver projeté dans une action en devenir. Ni complètement commencée, ni complètement achevée.

Je me suis investi et ai participé ces deux derniers étés à des événements sportifs longue distance. Un premier comme accompagnateur et d’une certaine manière spectateur et un second comme participant et acteur.

Été 2009, j’ai pédalé du 9 au 19 août sur un parcours entre Paris et Marseille en tant qu’accompagnateur et coach d’un coureur d’ultra fond. Il devait parcourir la distance de 800 km, et ce, en 10 jours. Je devais tracter une remorque comprenant tous nos vivres et matériels de camping. Je suis donc parti en immersion totale.

Au-delà de la performance physique qui est remarquable, le coureur a eu pendant toute cette course une détermination que peu d’éléments pouvaient contraindre. Il a considéré la course comme un tube dont on ne ressort qu’à la fin.

Sa motivation pour une telle course prend ses fondements très profondément dans son intellect. Sa seule obsession était d’arriver, quelles qu’en soient les difficultés. Toute son attitude était tournée vers cet objectif, arriver.

Gérer une telle détermination est une action difficile et prenante. L’énergie que le coureur ne dépense pas dans son action sportive est utilisée pour rebondir constamment sur les parois de sa motivation. Cela génère un grand stress qui en même temps provoque un niveau de défi constant.

Telle une prison volontairement habitée, il s’enferme dans une dynamique circulaire, il tourne en rond dans sa dynamique pour en tirer toujours davantage de force. Cette motivation donne à son action de la valeur, mais aussi devient une véritable option de vie.

J’ai été très intéressé par son attitude, ses difficultés, ses doutes et sa manière particulière et personnelle de les gérer.

Été 2010, j’ai pédalé en VTT, 450 km avec 5200 mètres de dénivelé positif sur 7 étapes entre Paris et Oraison du 21 au 28 août. Cette fois-ci j’y étais comme participant. J’ai alors confronté ma motivation à son usure. Une fois le départ donné, il a fallu gérer pour arriver au bout.

N’ayant aucun doute sur le fait que j’y arriverais, sauf panne mécanique ou physique, je me suis attaché à comprendre comment fonctionnait mon corps pendant les étapes. Quel était l’impact de mes pensées, sur sa performance ? Ma vie faisant, j’ai l’habitude des défis, des difficultés qui vont avec l’aventure. Ce qui m’intéressait pendant ce parcours, c’était la durée. C’était les kilomètres avalés sans broncher, les côtes montées à en mourir, les descentes techniques et exaltantes.

Qu’est-ce qui fait que je n’ai pas arrêté en plein milieu malgré des difficultés physiques ? La réponse est simple. Il y a deux niveaux de motivation. La motivation d’impulsion, celle qui nous fait démarrer et espérer arriver au bout. Et il y a la motivation continue. Celle qui s’occupe de transformer tout geste, chaque coup de pédale, chaque foulée comme une réussite. Il y a donc une motivation générale pour l’action et une motivation particulière pour le geste ou l’unité d’action.

Ces deux motivations sont différentes dans leurs sources et leurs résultats. La motivation d’impulsion est cérébrale, cognitive, comprise, intelligente. La motivation continue est plus basique, enfantine et primale. Elle s’occupe du fonctionnement. Aussi, elle se nourrit de la force de la motivation d’impulsion. Car sans une motivation de départ très forte, la motivation continue ne sera pas de bonne qualité non plus.

Rapportés à ce qui m’occupe tous les jours, le bien-être et la performance des individus, ces deux niveaux de motivations font merveille. Une fois que le coaché a compris ses deux motivations alors il s’en sert et installe une synergie entre elles. Ce jeu conscient apporte beaucoup à sa performance.

En conclusion, la motivation est multiple. Il ne suffit pas de partir. Il faut construire son chemin pas à pas pour que le corps ne se perde pas. L’esprit doit s’occuper de chaque coup de pédale, de chaque foulée. Plus le projet est long, plus les deux rives du lancement et de la réalisation sont éloignées et plus il faut de constance pour traverser.

À méditer :

Qui sait endurer connaît la tranquillité — Zhang Xianliang

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Puissance de la motivation

20090821BLOPOS_FR Puissance de la motivation — blog — Hubert CAMPAN

J’ai participé du 9 au 19 août 2009 à une course entre Paris et Marseille en tant qu’accompagnateur/coach d’un coureur d’ultra fond. Il devait parcourir la distance de 800 km, et ce en 10 jours.

Je suis parti en immersion totale (on dirait «embedded»), partageant même la tente pour les nuits passées au camping.

Je m’étais donné comme mission de comprendre comment fonctionnait un tel athlète et qu’est-ce qui le faisait courir autant et si loin.

Au-delà de la performance physique qui est remarquable, il a eu pendant toute cette course une détermination que peu d’éléments pouvaient contraindre. Son esprit tout entier pointé vers l’arrivée lui faisait considérer la course comme un tube dont on ne ressort qu’à la fin.

La motivation pour une telle course prend ses fondements très profondément dans l’intellect du coureur. La seule obsession est d’arriver, quelles qu’en soient les difficultés. Toute son attitude est tournée vers cet objectif.

Gérer une telle détermination est une action difficile et prenante. L’énergie que le coureur ne dépense pas dans son action sportive est utilisée pour rebondir constamment sur les parois de sa motivation. Cela génère un grand stress qui en même temps provoque un niveau de défi constant.

Telle une prison volontairement habitée, il s’enferme dans une dynamique circulaire, il tourne en rond dans sa dynamique pour en tirer toujours davantage de force. Cette motivation donne à son action de la valeur, mais aussi devient une véritable option de vie.

J’ai été très intéressé par son attitude, ses difficultés, ses doutes. Sa manière de gérer le stress était aussi particulière.

C’est une action que j’ai déjà effectuée dans d’autres conditions avec d’autres personnes et qui à chaque fois m’apporte confirmation de mes théories sur la psychologie humaine. Cela enrichit aussi, sur différents plans, la palette des profils psychologiques que j’étudie en éthologie.

Très intéressant.

Ueli_Gegenschatz

L’homme à la conquête de ses peurs

20090417BLOPOS_FR L’homme à la conquête de ses peurs — blog — Hubert CAMPAN

Voici un bonhomme qui joue avec ses peurs et qui a réussi à les maîtriser au point d’en faire une oeuvre d’art. L’esthétisme de ses sauts est à mon avis aussi réussi que le vol d’un aigle ou d’un albatros. C’est véritablement majestueux.

L’aversion de l’homme pour le vide, qui lui est donné par son instinct de conservation, est tellement forte que nous sommes peu sur cette terre à vouloir tenter l’aventure. C’est d’autant plus remarquable.

Professionnellement, c’est la puissance ou l’inconscience que ce diver met dans son geste, qui m’intéresse. La construction mentale d’une telle action est encapsulée dans une dose de renoncement face aux peurs. La structure d’une telle pensée donne la preuve d’une possibilité de faire. Beaucoup de gens en prennent exemple pour se persuader qu’ils peuvent eux aussi arriver à leurs fins. Magnifique.

Bon vol !


20120210 Mise à jour

Quelques mois après avoir vu son intervention sur TED Ueli GEGENSCHATZ perdait le contrôle de son vol suite à un mauvais coup de vent. Il décédait des suites de ses blessures.

À mon avis, ça ne remet pas en cause les actions spectaculaires qu’il a réussies. Ce type d’homme vie sa vie avec passion en poursuivant son rêve. Il a beaucoup plus vécu que la majorité d’entre nous. Qu’il s’en soit allé plus tôt que l’on puisse espérer en fonction de l’espérance de vie habituelle est un autre sujet. Plutôt que la quantité, il a privilégié la qualité. Superbe choix de vie à mon sens.

Dalaï-Lama

Vous ne le ferez pas taire !

20081204BLOPOS_FR Vous ne le ferez pas taire — blog — Hubert CAMPAN

Je réagis à l’article du Monde : Tibet : « Pékin met à nouveau en garde Paris » Le Monde | 04.12.08 | 09h20  •  Mis à jour le 04.12.08 | 09h27

Oui, oui, oui… Et bien Messieurs les dirigeants chinois, je suis prêt à me défaire de mon iPhone assemblé en Chine, à ne pas acheter de jouets fabriqués en Chine pour le Noël de mes filles, à ne plus mettre de chaussures fabriquées en Chine… Et tout cela pour la liberté d’être.

Le pacifisme du dalaï-lama vous pose problème ? Tant pis. Monsieur Sarkozy vous embête en voulant le rencontrer tant mieux. Je serais le premier à faire bien pire pour la liberté de choix et d’expression. Laisser ce rendez-vous exister en paix serait bien plus crédible.

Vous énerver comme cela pour une simple entrevue est plus que suspect ! Un peu de retenue tout de même.

Et comme le dit le Dalaï-Lama :

Le vrai bonheur ne dépend d’aucun être, d’aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous. [Dalaï-Lama]

Tuer le Dalaï-Lama, son oeuvre, ses relations, sa communication ne vous rendra pas plus crédible ou fréquentable, bien au contraire !

Groupe_joyeux

Le pouvoir d’achat ne fait pas le bonheur !

20081108BLOPOS_FR Le pouvoir d’achat ne fait pas le bonheur — blog — Hubert CAMPAN

L’INSEE vient de publier son “France, portrait social – Édition 2008”. Au sein de cette publication, on trouve une étude sur le niveau de ressenti du bonheur au fil du temps dans nos sociétés occidentales et plus particulièrement en France.

C’est édifiant ! L’augmentation constante du revenu national brut par habitant, n’a rien à voir avec la variation du nombre de personnes de disant satisfaites de leurs vies.

Courbes de revenu national brut et de satisfaction

Alors évidemment, le vieil adage “L’argent ne fait pas le bonheur” nous vient évidemment à l’esprit. C’est tellement vrai, et je le vis tous les jours au sein de mon cabinet, que beaucoup de nos clients commencent à intégrer dans leur business plan, la variable bonheur !

Autre clé intéressante de cette publication, le bonheur est aussi fonction de la comparaison que l’on effectue vers les autres. On est plus heureux quand la comparaison nous est favorable et moins heureux quand la comparaison nous est défavorable.

Pour aller plus loin, le pouvoir d’achat n’a rien à voir avec le bonheur. Le bonheur que beaucoup de sociologues et autres professionnels essayent de quantifier est avant tout subjectif. Toute ethnie, culture, détient en elle, en dehors des niveaux financiers, un certain niveau de bien-être commun de base. En fonction des pays, des régions, il existe des disparités sur le niveau et la compréhension de cette notion de bien-être et de bonheur.

Nous (les Français) sommes bien connus pour être les râleurs de la planète et surtout les champions du monde de consommateur d’antidépresseurs. Il y a donc là une question à se poser sur les racines d’un tel mal. Recherche de perfection ? Haute idée de soi et décalage dans les moyens pour y arriver ? Terreau culturel de pessimisme structurel ?

Ce qui est sur c’est que tout cela est réversible ! Voyez les grands moments de la coupe du monde de football de 1998 ou encore il y a deux jours l’élection de Barack OBAMA. Les frissons de bonheur qui ont parcouru notre hexagone sont donc des preuves que le bonheur est une notion essentiellement psychologique influencée par des éléments extérieurs.

Le Bhoutan est un des pays les plus pauvres et pourtant déclare le BNB (Bonheur national brut) comme une variable importante du progrès de son pays.

Le filtre que chacun place entre lui-même et les événements extérieurs est directement lié à ses capacités et connaissances. Faire preuve de pédagogie et de démonstration de la part du personnel aidant (psychologues, psychiatres, coachs…), des politiques, du personnel enseignant, sera nécessaire et vital.

À chacun de nous de prendre notre part et de la diffuser. Le bonheur est à la portée de nos compatriotes comme d’autres le font dans d’autres pays.

Barack_OBAMA

Dis Barack, c’est quoi ton secret ?

20081105BLOPOS_FR Dis Barack, c’est quoi ton secret — blog — Hubert CAMPAN

Dis Barack, c’est quoi ton secret ?

Qu’est-ce qui fait vibrer et frissonner de plaisir les foules quand tu t’exprimes ? Qu’est-ce qui fait que tu incarnes l’espoir pour des millions, voire des milliards d’êtres humains ?

Simplicité dans l’équation : L’équation est relativement simple. Il incarne une possibilité. Une possibilité de changement, bien sûr, mais surtout une possibilité de prise en compte d’un être autorisé. Cet “être” est : je suis noir, je suis différent de l’ethnie la plus puissante sur terre et pourtant j’ai le droit de vivre et d’être reconnu.

Bien sur tous les noirs peau, sont les premiers à être concernés. Mais plus généralement, tous ceux qui ont souffert, tous ceux que la vie a fait réfléchir, se tournent vers cette capacité à l’autre de comprendre, de se mettre dans les baskets de l’un.

C’est la discrimination en général qui s’efface un peu plus face à ce plébiscite.

Se prendre en charge :
De plus un grand équilibre ressort de cette aventure. Certes il a promis des actions, mais la première action qu’il appelle de ses voeux est que le peuple se prenne en charge. Il prévient que les premiers temps seront durs. Il prévient qu’il y aura des faux départs, des désaccords. Et justement cela donne au peuple, une importance de libre arbitre dont il sera le témoin privilégié.

Barack Obama se place en coach du peuple américain. Il met en avant le fait qu’il est porteur du projet de changement du peuple américain, mais surtout qui les portera dans leurs efforts. Et cela vaut toutes les promesses.

Exemple à suivre :
Oui, c’est un exemple à suivre. Mais pas tant dans son élection personnelle que dans la capacité du peuple américain à se mobiliser quand il est nécessaire. Après 8 ans d’un choix douteux, les Américains ont su se préoccuper de leur choix et de l’image qu’ils donnaient au monde. Il ont choisi un homme charismatique et mature.

Porter la pression du monde :
Sobre il accepte la mission. Fort il donne la direction. Son attitude mature est là pour rassurer les foules. Il tient son image et donne à ceux qui ont voté pour lui une légitimation de leur choix. C’est la réussite de chacun et de tous en même temps. Quelle vague d’émotion positive !

Barack, être humain parmi les êtres humains, je te souhaite d’être à la hauteur de l’espérance que tu suscites !

Bon vent !

Soeur Emmanuelle

Yalla ! Soeur Emmanuelle

20081028BLOPOS_FR Yalla – Soeur Emmanuelle — blog — Hubert CAMPAN

Voilà une étoile qui s’éteint. Une étoile pour la direction qu’elle nous donnait et une étoile pour son rayonnement.

L’exemple qu’elle nous donnait après avoir décidé de se lancer dans l’humanitaire à 62 ans. Dévouée, acharnée, déterminée, elle se frottait aux obstacles pour mieux les surmonter.

Son rayonnement lui donnait l’aplomb pour pouvoir tutoyer les grands de ce monde et en obtenir le meilleur, avec sa petite voix haute perchée.

Je ne suis pas de confession chrétienne et pourtant elle m’a toujours “parlé”. Je ne la connaissais pas personnellement et pourtant j’avais toujours eu l’impression qu’elle faisait partie de ma famille.

Des êtres doués comme elle de bonté, portés par une détermination à toute épreuve et une foi toute respectable, nous donnent les marqueurs, les balises du chemin de l’amélioration de la condition humaine. Ainsi par son exemple et celui d’autres, nous savons que c’est possible. Nous voyons qu’il est possible de faire le bien autour de nous ou plus loin. À nous d’en prendre exemple. Si nous pouvions ne serait-ce que faire un centième de ce qu’elle était capable de faire ce serait déjà extraordinaire.

Soeur Emmanuelle, je te souhaite bon vent et espère que tu auras enfin vécu la rencontre que tu attendais de tes voeux. Yalla !

Painting4Freedom

Peindre pour la liberté !

20081028BLOPOS_FR Peindre pour la liberté — blog — Hubert CAMPAN

Pour ceux qui me connaissent et qui savent dans quelle direction j’offre mon temps et mon énergie, ils ne seront pas surpris de me voir mettre en avant ce magnifique projet :

Painting4Freedom, littéralement : Peindre pour la Liberté.

Ce projet est tenu par deux magnifiques artistes Deirdre SANDBERG et Samia EL MANNANI.

Deirdre, peintre, habite Londres et s’occupe de faire peindre les enfants pour les sensibiliser à la sauvegarde de la faune et de la flore de notre jolie planète.

Samia, photographe, saisira sur la pellicule (ou ses cartes mémoires) les moments de joie qui émaneront de ces séances de peintures à thème.

Le projet pédagogique tournera autour de la prise de conscience des actions de l’homme sur l’écologie et de la sauvegarde de la faune et de la flore.

Le périple va commencer en Angleterre, passera par la France, l’Allemagne pour se terminer dans les plus beaux pays d’Afrique. Déjà le projet remporte un succès énorme auprès de responsables pédagogiques des écoles des différents pays avant même que l’équipe ne soit encore arrivée à eux.

Les enfants pourront suivre ce magnifique voyage au travers d’un blog et de “chats” en direct avec les deux artistes.

Deirdre et Samia ont déjà reçu le soutien de plusieurs écoles et sponsors. Si vous souhaitez les aider ou avoir des informations sur le projet : gro.m1338231369odeer1338231369f4gni1338231369tniap1338231369@ofni1338231369

Et comme disent les Anglais, “Best of luck” pour ce magnifique projet !

Gamins_Indonesie

Gamins du Monde

20081016BLOPOS_FR Gamins du Monde — blog — Hubert CAMPAN

Voici une image marquante. Image de l’année 2008 de Reuters.
« Des enfants prennent un bain dans les eaux usées d’un bidonville de Jakarta le 14 octobre 2008. L’année dernière, au moins 80% des 250 millions d’Indonésiens n’ont pas eu accès à l’eau courante. En raison des difficultés d’accès à de l’eau propre, un grand nombre de gens utilisent encore les cours d’eau comme eau potable, de baignade ou de lavage (selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé). Reuters / Beawiharta (INDONÉSIE) »

J’ai deux filles. La prunelle de mes yeux (comme dit la formule consacrée). Je ne les imagine pas à la place de ces gamins. Pour celui ou celle qui a envie de s’ouvrir au monde un tant soit peu, cela remue tellement d’idées, de contradictions, de lâchetés toutes personnelles.

Allez ! Gamins de la planète, montrez-nous cette vitalité qui nous fait réfléchir. Votre puissance de vie est une leçon que nous ne sommes pas prêts à encaisser.

Quelle vérité de vie dans cette photo ! Les difficultés de la bourse à côté de ce moment me paraissent tellement abjectes. Même si enraciné en partie dans la véritable économie, ces hauts et bas me font penser à un relent de repas mal digéré. Cette machine à broyer du bonheur me pousse à penser que nous nous éloignons de nous-mêmes.

Monde, réveille-toi et regarde tes gamins !

L’original ici

Mains_croisees

Liberté : Faire son “Coming-out”

20080106BLOPOS Liberté – Faire son coming-out — blog — Hubert CAMPAN

Cela fait maintenant 18 ans que je travaille sur, avec et pour l’être humain, sa communication et son fonctionnement intime.

Ce qui me frappe régulièrement avec mes coachés c’est le résultat immédiat et quasiment magique du « coming-out ». Le fait qu’un individu, enfin, se délivre du « qu’en-dira-t-on » pour se déclarer « tel que », comme il est, comme il se pense et se comprend.

Le fait de se déclarer, suite à un acte violent, une rébellion, un traumatisme, un ras-le-bol, le fait de se déclarer comme existant, comme imposant son identité au monde est déterminant dans l’avancement, la progression d’une personne.

« Je suis untel et je sais faire ça ! »
« Je suis untel et je suis comme ça ! »

C’est compréhensible ainsi :

« Je suis comme je suis, surtout accueillez-mois tel que, dans mon indivisible individualité ! »

D’ailleurs, les individus des différentes ethnies qui peuplent notre planète ont souvent utilisé ce moyen pour se faire valoir aux yeux des autres et aux yeux du groupe. On est une fois que l’on se déclare. On existe une fois que l’on clame au monde qui l’on est. On devient une fois que l’on prend le risque de se déclarer.

Se déclarer au monde est souvent une délivrance. Les gens qui témoignent à visage découvert, qui font leur « coming-out », qui écrivent des biographies sont évidemment soulagés du poids qu’ils supportaient depuis, pour certains, des années, voire toute une vie.

Cette délivrance s’accompagne d’une euphorie, d’une véritable renaissance aux yeux des autres, mais surtout à soi-même. On peut enfin exister sans se cacher.

Se déclarer au monde est aussi un risque qui est souvent vu par celui qui le fait comme étant le paroxysme d’une phase ou l’on n’a plus rien à perdre. On est alors prêt à assumer les conséquences que jadis il nous était impossible d’accepter, car embrigadé dans un schéma exogène, mais bloquant. La pression du groupe.

Conclusion :

J’aide, je pousse mes coachés et les gens que j’aide à se déclarer et à se découvrir et à être eux-mêmes. Une fois les conséquences et les risques envisagés, l’être prend le dessus sur le paraître.

La liberté est dans la déclaration.