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Du rythme de prise de conscience de chacun face aux enjeux de l’environnement

J’ai lu aujourd’hui un bon article de Stéphen KERCKHOVE qui m’a fait revenir sur ce que je crois être une tragédie : la prise de conscience de chacun, face aux enjeux de l’environnement, est manipulée par les politiques et autres lobbys. Évidence me direz-vous. Oui, mais j’avais envie de l’écrire. Peut-être aussi par simple respect pour mes descendants. Je ne participe pas de cette folie générale à sanctifier le nucléaire comme énergie soi-disant propre, sûre, bon marché et… « d’avenir » !

La prise de conscience des enjeux de la sauvegarde de l’environnement est à la fois ce qui nous sauvera et ce qui nous freine. L’opinion des masses face au plus grand risque d’extinction que nous ayons rencontré jusqu’alors est, c’est le moins que l’on puisse dire, flageolante. Elle nous freine parce qu’elle ne s’opère pas assez vite.

Telle une boussole ayant perdu le nord elle suit les intérêts de celui qui parlera le plus, ou le plus fort, ou encore qui amènera le plus de gâteaux au baquet. La prise de conscience des peuples face au maintien d’un environnement vivable, ne dépend pas des faits, des évidences, des tempêtes ou des inondations, elle dépend de la parole de celui ou de celle qui saura les faire rêver d’un monde immédiatement sucré et indolore.

Je me rappelle encore du questionnement tel un tic verbal du désormais célèbre climatosceptique Monsieur Claude ALLÈGRE:

« Vous êtes pour la décroissance alors ? »

Ce que vous nous envoyez telle une quasi-insulte n’est en fait que la solution que vous refusez d’admettre. Eh bien cher Monsieur ALLÈGRE, nous y sommes à la décroissance. La nature, objet fini et non infini, est arrivée à saturation. Nous vivons, d’après les scientifiques comme vous, à crédit depuis le mois d’août. Une seule planète ne suffit plus. Donc, autant nous atteler à faire d’une pierre deux coups non ?

Pour que nos enfants puissent jouir d’une vie agréable, où ils puissent tout simplement vivre à leur faim et à leur respiration, il faut alors réveiller ceux qui refusent de voir les faits. Faire preuve de pédagogie est une action qui a ses limites quand celui qui reçoit cette pédagogie est endoctriné ou englué dans un système qui lui a été inculqué. Il devient alors dangereux pour lui-même, mais aussi pour les autres.

Le refus de prise de conscience devient une arme. Jouissive par l’immédiateté du plaisir d’exister, mais létale par le refus de voir plus loin que le moment présent. Je connais des personnes très proches qui peuvent me dire sans sourciller : « Après moi le déluge ». Ces gens sont dans une telle gangue de peur, qu’il leur est impossible d’ouvrir leur esprit. Tout ce qui compte pour eux est le moment présent, sans penser une seconde que ce même moment présent découle directement de ce que leurs ainés ont fait avant eux. Ils sont, tel le lapin aveuglé par les phares d’une voiture, qui reste là et se fait rouler dessus.

Cette prise de conscience ou ce réveil salvateur espéré, n’est pas aidé en ce moment par nos politiques. Que ce soit Messieurs Arnaud MONTEBOURG, Emmanuel VALLS, Michel SAPIN, ou encore Madame Delphine BATHO, il n’y en a aucun pour rattraper l’autre. Bien au contraire, ils s’épaulent les uns les autres dans une joyeuse ode à l’atome, comme pour se donner du courage alors que leur Titanic politique est en train de couler. Quelle tristesse. J’espère pour eux que leurs petits enfants ne leur tiendront pas rigueur d’avoir participé ainsi à manipuler l’opinion publique.

L’une des phrases que je préfère dans l’article que j’ai lu ce matin est

« Tels des fanatiques religieux qui frisent le comique de répétition, ils se relayent pour saturer l’agenda médiatique et créer du consentement. » Stéphen KERCKHOVE

C’est tellement vrai.

Mais que faire alors ? Nous sommes cernés par les climatosceptiques qui, tel un virus mental, empêchant, autant qu’il le peut, chacun de choisir. Eh bien c’est très simple. Faisons mieux qu’eux. Considérons-les comme des malades en pleine crise de schizophrénie. Ils veulent pouvoir jouir de l’environnement tout en le détruisant. Paradoxal, non ? Laissons les faire.

Votons avec notre porte-monnaie. Vu qu’il n’y a que l’argent qui les intéresse alors achetons intelligent. Ils finiront par suivre.

La loi de l’offre et de la demande au service du vivant, nous compris.

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Hubert CAMPAN

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